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Preparer son accouchement naturel

6 août 2018

Dès que j’ai appris pour ma grossesse, j’ai tout de suite eu envie de lire plein de choses sur le sujet. Comme tout nouvel événement dans sa vie, on est curieux (ben là, curieuSES surtout !). Je me posais des questions sur le développement de mon bébé, comment mon corps s’adaptait, les symptômes courants etc… puis à la fin du processus, l’accouchement bien sur !

Puis je ne sais pas pourquoi mais depuis toujours je me disais qu’au plus possible, je voulais éviter d’avoir un accouchement surmédicalisé. Je ne savais pas à quoi m’attendre mais selon moi, le corps est sensé s’adapter à tout ça et donc j’avais en tête qu’il était aussi apte à expulser un bébé naturellement et à résister, sans que j’ai besoin de soulager ma « douleur ». Je mets ça entre guillemet parce que la douleur c’est très aléatoire en fonction des femmes puis ça me paraît vraiment négatif comme mot dans cette situation ; est-ce qu’on doit vraiment parler de douleur ou plutôt d’une sensation ? Bref c’est un vaste débat mais me conditionner à avoir mal c’était pas dans mes plans et encore moins pour une première expérience !

Alors j’ai décidé que je voulais accoucher sans péridurale et de la manière la plus douce et physiologique possible (si tout se passait bien, évidemment …). Et si vous avez ce même projet, alors je vais vous parler de ce qui m’a aidé et de comment je me suis préparée à vivre tout ça.

 

Ne pas stresser pour rien

Le premier conseil que je peux vous donner et qui rejoint ce que j’ai dit plus haut, c’est de ne pas avoir peur de ce qui va se passer. Ni des sensations ressenties, ni du déroulement, rien. Vous ne savez pas de quoi vous êtes capables, ni de comment vous allez gérer une contraction alors pourquoi se stresser avant le jour J ?

Il faut prendre ce qui vient au moment où ça arrive, sans en faire une montagne. Juste accepter de ressentir des choses, plus ou moins intenses. Avec ça, arrêter d’écouter votre entourage qui va vous dire que ça fait un mal de chien et que vous allez morfler. Si vous avez un projet, gardez ça en tête ; vous vous ferez votre propre avis le jour venu.

 

Se renseigner

Dans la vie en général, il est plus facile de gérer une situation quand on sait à quoi s’attendre en théorie. Comment se passe le travail ? Comment se dilate le col ? Pourquoi est-ce qu’on a des contractions ? Comment se déroule une contraction ? etc…C’est vraiment en apprenant que j’ai pu gérer le jour de l’accouchement.

Si je peux vous conseiller un livre, « Accoucher sans péridurale » par Aurelie Surmely est une merveille (je n’exagère pas !). Qui de mieux qu’une sage-femme pour vous parler de ce sujet ? J’y ai trouvé toutes les informations dont j’avais besoin pour vivre cette expérience sereinement alors n’hésitez pas si ça vous intéresse.

 

Suivre les cours de préparation à l’accouchement

Bon, la base de tout ça c’est de profiter des sept cours théoriques dispensés par votre sage-femme (et remboursés par la sécurité sociale) pour vous préparer à l’accouchement mais aussi à l’arrivée de votre bébé. Vous aurez déjà de bonnes connaissances rien qu’en suivant ces cours puis l’avantage c’est que vous pourrez poser vos questions à un professionnel de santé et partager vos craintes avec d’autres futures mamans.

 

Ne pas se mettre la pression

La théorie c’est bien, avoir la volonté aussi, mais dans le cas d’un accouchement, on ne peut pas vraiment dire « quand on veut on peut », parce que c’est faux. Il y a trop de facteurs que vous ne pouvez pas maîtriser et qui peuvent chambouler votre projet. C’est pour ça que même si vous êtes prêtes, il faut laisser un peu de place à l’imprévu. Il faut aussi être indulgente envers soi-même et se dire que si c’est trop difficile à gérer, alors on pourra quand même avoir recours à une anesthésie. Et c’est pas grave ! Le principal au final, c’est que maman et bébé(s) aillent bien 🙂

 

Avoir SA personne de confiance

Je ne sais pas comment font les femmes qui accouchent seules mais je leur tire mon chapeau ! Pour tenir bon, je pense qu’il est indispensable de pouvoir compter sur quelqu’un. Généralement, c’est le futur papa qui accompagne mais pour X raisons, parfois, il n’est pas là. Et dans ce cas je vous conseille de trouver quelqu’un d’autre pour vous accompagner (soeur, maman …).

Avoir quelqu’un de rassurant et d’encourageant à mes cotés, c’est ce qui m’a fait tenir jusqu’au bout, parce que oui, j’ai failli craquer, deux fois. Et sans mon mari, alors je ne sais pas si je serais allée jusqu’au bout de mon projet !

Il m’a également accompagnée à tous les cours de préparation à l’accouchement, il s’est investi, a appris quelques astuces pour soulager les contractions, des étirements à faire à deux etc… c’est vraiment un travail d’équipe !

 

Rédiger un projet de naissance

Ce n’est pas quelque chose de nouveau et pourtant lorsque j’en parle autour de moi, personne n’a connaissance de ça !

Le projet de naissance, c’est un écrit qui explique à l’équipe médicale et paramédicale votre accouchement idéal (en gros). Je vous recommande d’en rédiger un si vous voulez que votre projet soit respecté. Vous pouvez toujours le dire de vive voix à votre sage-femme au fur et à mesure de votre séjour mais vous aurez probablement d’autres choses à penser que de dire « non pas de péridurale », « non pas de biberon je veux allaiter », « non ne coupez pas le cordon tout de suite » (alors que vous venez de mettre votre bébé au monde)…

Il y a plusieurs modèles facilement accessibles en ligne si vous faites une petite recherche.

 

Avoir recours à l’acupuncture, l’homéopathie, l’haptonomie etc…

Je ne vais pas détailler cette section, je n’ai pas du tout expérimenté tout ça (sauf l’homéopathie, je suis allée consulter mais autant vous dire que je n’avais pas la tête à prendre des granules pendant mon travail donc je ne peux quand même pas vous en parler !), mais il existe plusieurs façons de gérer les contractions et certaines sage-femmes ont des formations dans des domaines précis.

Pour un premier bébé, c’était trop pour moi d’ajouter quoi que ce soit pendant ces neuf mois, mais si vous en ressentez le besoin, alors foncez je suis sûr que ça peut aider certaines d’entre vous.

 

 

Je pense sincèrement que plus de 50% du travail est psychologique et que si vous êtes bien préparées (et qu’il n’y a pas de complication), alors il est possible de réaliser ce projet d’accoucher sans péridurale. Mais si le jour J c’est trop pour vous, alors ne culpabilisez pas ; c’est un jour merveilleux et si ça devient le pire jour de votre vie, alors il n’y a aucun intérêt !

Une dernière chose, ne vous laissez pas démonter si on vous dit que vous n’y arriverez jamais. Petite anecdote, l’anesthésiste que j’ai vu a quand même eu le culot de me dire « vous ne voulez pas de péridurale mais vous allez faire comme toutes ces femmes, vous allez chialer pour l’avoir quand le travail commencera » ; aujourd’hui j’ai encore envie de l’insulter 🙂

 

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